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Sophie - De la finance à l’architecture d’intérieur - Une reconversion réussie

Ce n’est pas forcément facile mais il faut accepter d’être révélé

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Je m’appelle Sophie Lenfant-Biache, j’ai 49 ans et je viens d’être diplômée de l’ESAM design en architecture d’interieur et design.

J’ai une entreprise de décoration et d’architecture intérieure, que j’ai créée il y a deux ans en commençant plus sur la décoration avec l’idée d’élargir le spectre vers l’architecture d’interieur.

« C’est donc fait, je vais pouvoir continuer. »

En quoi consiste ton travail ?
J’ai des clients professionnels ou particuliers qui ont besoin de faire des rénovations, de la décoration, des aménagements d’espace ou en architecture d’intérieur.
Je n’ai pas encore fait de design produit mais j’aimerais car c’est un sujet que l’on a abordé à l’ESAM design et j’ai beaucoup aimé.

L’ESAM m’a ouvert toutes ces portes.

Que voulais-tu faire étant petite ?
Petite je voulais être médecin - rien à voir - mais je ne l’ai pas fait car j’avais peur du bizutage à l’époque de la fac. Ce qui était vraiment idiot.

Quel parcours scolaire as-tu ?
J’ai un bac C (scientifique) et puis prépa HEC et l’EDHEC. J’ai travaillé plus de 20 ans en tant que commerciale en finance de marché dans des banques.

Alors pourquoi l’architecture intérieure ?
En fait il s’agit de plusieurs concours de circonstances, cela faisait déjà longtemps que je me disais que je ne pourrais pas faire cela jusqu’à l’âge de la retraite.
- Un licenciement, en 2013 : c’est jamais très agréable quand on ne l’a pas décidé mais on aurait peut-être pas décidé pour moi.. J’y serais toujours et peut-être pas très heureuse.
- Une forte volonté d’entreprendre, me mettre à mon compte, ne plus être salarié.
- Mon appartement qui a brûlé en 2010. Malgré le traumatisme de cet événement, j’ai beaucoup aimé la reconstruction, travailler avec l’architecte qui a repensé l’appartement.

Je pense que tout ces évènements ont déclenché ma vocation. J’ai beaucoup appris et aimé travailler avec tous les artisans qui ont travaillé sur le chantier.

Un message pour ceux qui envisage une formation continue ?
D’avoir en tête que c’est compliqué, c’est très preneur de temps et d’énergie, cela a l’air facile, que c’est un métier créatif, or c’est pas rigolo, on apprend beaucoup de choses très techniques et il faut pas avoir peur d’énormément bosser.
J’avais pourtant fait des études mais je n’ai jamais autant bossé qu’à l’école. C’est vraiment des études qui sont dures, et il ne faut pas y aller en dilettante, ce n’est pas possible.

Un moment pédagogique mémorable ?
Cette dernière année a été compliquée car on nous en a demandé beaucoup, mais c’est surtout la création de mon projet de design que j’ai vraiment adoré.
J’ai imaginé une topiaire aux oiseaux à double fonction : mangeoire à oiseaux en hiver et tuteur pour plantes grimpantes en été.

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Un objet structural outdoor, proche de l’art moderne, j’ai adoré le dessiner, le penser, le travailler avec des artisans. Je me suis senti un petit peu plus artiste que ce que je n’avais jamais imaginé.

Un mot de jargon qui te plait ?
Charrette oui ça, ça me parle !

Quelle est la première chose que tu as apprise à l’école ?
A dessiner. La première fois que j’ai osé prendre un crayon et gribouiller un truc sur une feuille, avec l’impression de se lancer dans le grand bain, j’avais peur, j’avais l’impression de me lancer dans le vide. L’école a décomplexé mon dessin.

Ton meilleur souvenir ?
L’interaction avec les profs et les élèves, tout ce qui fait team, c’est très fort, c’est cependant valable dans tous les métiers. La solidarité.

Ton pire souvenir
La frustration de ne pas avoir pu pratiquer assez les logiciels notamment la 3D car de la pratique, il en faut pour que çà rentre. Car le plus difficile avec la formation continue, c’est de gérer tout en même temps : mariée, trois enfants, jeune entrepreneuse depuis 2 ans. Et en cours de formation

Un mot une phrase qui te vient ?
Le slogan de l’ESAM Design "On ne naît pas créatif, on le devient". Moi, la financière, je n’aurai jamais pensé le devenir.
L’école a révélé ma créativité. Il faut juste accepter d’être révélée et c’est pas forcément facile.

Quelles qualités reconnais-tu à l’école :
Accompagnement, bienveillance, temps accordé.

Comment as-tu financé ta formation ?
Les deux premières années ont été financées par mon ancien employeur et les deux dernières par mes soins.

Ta définition du design
Dessin et usage

La création
La créa c’est vouloir dépasser le dessin et le papier.

Où seras-tu dans 5 à 10 ans ?
J’espère toujours dans ma boîte qui aura grossi.
Je suis associée et c’est bien d’être à deux - pour avoir des garde-fous - et d’échanger, une grosse boîte avec des salariés dépendra de la flexibilité du travail. (pas compris)
Mais avec beaucoup de partenaires et de clients !

Une matière de prédilection ?
Ce que j’adorais et que j’adore toujours c’est le commercial, le nerf de la guerre étant de trouver des clients. Écouter et échanger.
Trouver des clients, faire ou faire faire, bref c’est le dev qui m’intéresse, mettre ma patte sur les projets, ma société s’appelle « Scènes en couleurs ».

Le rough aussi, j’ai compris qu’apprendre à regarder autour de soi était très inspirant, l’architecture, les gens.

Projet le plus kiffant :
La mangeoire à oiseau de mon projet de design de dernière année.

Projet le plus raté :
Le premier

2h ou 2b
2b, j’aime les trucs gras.

En somme que t’a apporté l’école :
Une ouverture extraordinaire sur la vie, et des nouvelles rencontres autres que celles du milieu dans lequel on a évolué.

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